VOUS AVEZ DIT SÉCURITÉ ?
Tract d’appel d’habitants de la Goutte-d’Or à la réunion publique
du dimanche 26 mai dans le square Léon.

Pendant la campagne électorale présidentielle, le thème de l’insécurité a été placé au centre de tous les débats mais sans aucune issue à ce problème.

Pour toute réponse, dans ce quartier des plus populaires de Paris, le XVIIIe arrondissement, l’état et ses gouvernements décident, soi-disant pour notre sécurité, de nous assiéger avec des flics (CRS).

Les politiciens oublient que la sécurité; c’est d’abord : – arrêter d’humilier nos enfants, notamment par des fouilles systématiques au corps en pleine rue qui ne servent à rien, si ce n’est accentuer le sentiment de haine ; – arrêter les contrôles sociaux et la ghettoïsation des problèmes ;

– lutter contre la discrimination de l’accès au logement, arrêter de laisser crever les plus pauvres dans des apparts minus, envahis d’humidité et de plomb sur les murs (il ne faut pas oublier que des enfants ont été atteints de saturnisme).

C’est cela la sécurité : la sécurité du logement, la sécurité du social ! Nos enfants n’ont-ils pas le droit de vivre dans des conditions de vie décentes ?
Jusqu’à quel point leur état de santé doit-il se dégrader dans des logements insalubres ? Où est notre indépendance ?

FETE DE RUE CONTRE LE DELIRE SECURITAIRE ET SON MONDE

Seule la peur fait accepter l’inacceptable La peur nous est jour après jour instillée à seule fin d’asseoir un peu plus l’ordre établi dans son petit fauteuil. Mais les canapés du confort bourgeois sont bien trop étriqués pour nos petits culs rêveurs. Nous ne pouvons plus nous satisfaire du clapotis des eaux calmes de l’ordinaire vie, nous ne pouvons plus laper sans mot dire la sempiternelle vase de la sécuriTélé, prostrées derrière les fils beaucoup trop barbelés de cette société pénitenciaire, nous ne pouvons plus nous contenter de voler au passage quelques plaisirs clandestins et de rêver à la vie qu’on aurait pu vivre… si seulement… si seulement…
L’idéologie sécuritaire et son monde (celui du travaille-consomme-bouffe ta merde-et crève) ne nous laisse plus d’autre choix que l’écrasement total ou la généralisation acharnée de la résistance.
Ici et maintenant désobéissons, refusons en bloc la fadeur, torpillons nos geôles intérieures et les chaînes qui entravent notre marche. Dansons et allumons des feux à chacun de nos pas, organisons ensemble l’insubordination et réinventons enfin nos vies!


Tract d’appel du samedi 4 mai à la semaine d’insoumission aux lois sécuritaires à Rennes.